Cinq étudiantes de l’UCO BS Licence 3, Sciences de l’éducation, à Skoura !

« Merci de nous avoir permis de découvrir le Maroc et surtout Skoura »

« Merci de nous avoir donné la chance de vivre cette expérience inoubliable »


 

Du 4 novembre 2010 au 1er décembre 2010, dans le cadre de leur formation universitaire,  Anaïs, Annaëlle, Camille, Julie et Marjorie ont effectué un stage à Skoura grâce à nos partenaires et à toute une préparation en amont des membres d’ESCAL. Il aura fallu pas moins de trois déplacements  des membres d’ESCAL pour mettre en place toute la logistique : avril 2010, juillet 2011 et lors de l’arrivée des cinq jeunes sur place!

La découverte du système scolaire marocain et d’une pédagogie différente, l’ouverture à une autre culture faisaient partie des principaux objectifs. Objectifs atteints par de l’observation et du soutien en français dans des écoles primaires et au collège, de l’animation d’ateliers de français auprès des femmes du complexe culturel et des rencontres avec  la maison des jeunes de Skoura et l’association ASF.

 

« Un très bon accueil, des enseignants très à l’écoute et disponibles »

Les écoles primaires de Zouiya et El Khamsa ont accueilli Anaïs et  Julie, celles du centre de Skoura et d’Amzaourou ont accueilli Anaëlle et Marjorie, puis le collège de Skoura a permis à Camille d’observer le travail du CPE. Les trois premiers lieux cités sont d’accès relativement faciles en pédalant sur des vélos « olympiques », ou en négociant le taxi « à bon prix » mais pour arriver à la quatrième école, l’oued à franchir et les cailloux … sans compter les 7 km à parcourir ont posé quelques problèmes. Ce dernier lieu est cependant demandeur d’une correspondance scolaire avec des enfants français. A noter qu’à l’avenir, il sera peut- être préférable de conserver les lieux 1 et 3 cités et de privilégier alors un seul lieu d’observation pour les étudiants. Par ailleurs, il est difficile de réaliser un stage en collège avec l’objectif de Camille car le CPE au  Maroc  ne correspond pas du tout  à sa réalité en France.

Ces stages ont permis des observations précieuses pour les sujets de recherches des étudiantes  et parfois une prise en charge des enfants lors de séquences. Les étudiantes ont respectivement choisi d’y étudier le travail oral, la scolarisation des filles et des garçons, l’autonomie laissée à l’élève par l’enseignant, l’enseignement et l’apprentissage de la lecture, les types de pédagogie. Pèle -mêle, voici quelques remarques : des cours répétitifs, très formatés, suivant le manuel à la lettre mais aussi  une pédagogie souhaitant s’inspirer du système québécois…, attendons les mémoires de recherches des étudiantes pour en découvrir davantage!

Les ateliers avec les femmes au complexe culturel : «  Les meilleures rencontres,  des personnes extraordinaires, une expérience inoubliable, une très belle expérience humaine »

Ici, l’enthousiasme est le terme qui qualifie le mieux l’expérience et rejoint, à ce titre la première rencontre de formation avec les femmes, en avril 2010, lorsque Martine, Marie et Anne-Isabelle ont lancé les ateliers. Les conseils pédagogiques de Damien et Dominique  ont été indispensables, pour appréhender l’activité qui inquiétait quelque peu le groupe. Mais alors, les quatre cours préparés et animés tour à tour par les étudiantes témoignent d’une belle adaptation, d’une créativité et de réelles aptitudes pédagogiques expérimentées ici : « bravo » pour leur souci de progression cohérente, mêlant le ludique à l’effort, l’écrit à l’oral parfois individuel ou en groupe ; pour   le travail sur la reformulation, les supports pédagogiques variés, le théâtre mis en place…

Les thèmes travaillés ont rendu les échanges passionnants : la violence envers la femme en milieu rural, (surtout psychologique, le travail forcé, l’absence de liberté, de possibilité d’étudier…), le chômage.

Les nombreuses invitations et les liens forts, créés avec le groupe des femmes confirment la richesse des échanges dans cette activité. Ce bilan est à l’image de l’expérience menée sur une journée en avril 2010. Lors des vacances de printemps, un atelier sera, à nouveau, animé : à suivre…

 

Les jeunes de la maison des jeunes, d’ASF : là où les liens forts se tissent !

Des activités pour se connaître, deux visites de la palmeraie inoubliables dont la balade dans l’Oued Merzougue, des invitations dans les familles, une soirée  dansante, le hammam, les crêpes…

Sûrement les moments les plus forts pour s’intégrer à la population de Skoura, des amitiés fortes tissées…

 

Bilan très positif, enthousiasme des étudiantes. Objectifs du stage atteints et même enrichis par l’expérience avec les femmes et les jeunes. Lors de leur retour d’expérience, le 1er février 2011, les étudiantes avaient préparé, avec sérieux leur bilan et prévoient de nous faire lire leur mémoire de recherches, très prochainement. Cette expérience peut être reconduite avec de futurs étudiants, en tenant compte de quelques remarques ci-dessus.

Une des étudiantes repart à Skoura, une dizaine de jours en mars : l’objectif d’échanges interculturels cher à ESCAL semble fonctionner à merveille !

 

Anne – Isabelle Mourier (membre d’ESCAL et professeur de littérature de jeunesse en L3 Sciences de l’éducation à l’UCO)

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