Picala : Lancer une dynamique ! (Art 2)

Nous sommes arrivés à Skoura depuis le mardi 12 avril. Notre accueil a été très amical. Nos amis « Skouris » ont une capacité extraordinaire à vous mettre à l’aise et  à vous déstresser en quelques mots. Nous sommes hébergés dans la paisible Kasbah de Sidi Slimani du Douar de Maghramane. Nous sommes ainsi au cœur de la palmeraie dans un endroit qui est davantage une auberge espagnole qu’un Riad de vacances. Le vélo est notre moyen de déplacement. Nos amis de l’association ASF ont eu la brillante idée d’acheter deux vélos en bon état. Cela nous évite un coût de location et permet déjà d’amortir leur investissement. Nous sommes à 20 minutes de vélo du centre de Skoura mais c’est une chance de pouvoir vivre en immersion sur notre territoire d’étude.

Nous avons formé notre équipe de travail : le Président de l’association Amis Sans Frontières et nous-mêmes. Ce trinôme se doit d’être constructif et cohérent, pour cela nous comptons sur la   complémentarité, la confrontation des points de vue et la concertation. L’équipe de l’association ASF gravite autour de ce trinôme et nous appuie selon leur disponibilité. Nous avons rappelé à nos amis Skouris que ce projet est d’abord le leur et que nous étions à leur disposition comme un outil d’appui stratégique et technique. Ce positionnement est une nécessité qu’il faut se rappeler en permanence dans n’importe quel partenariat. Qui est le partenaire d’appui, qui est l’acteur local ?

Cette première semaine devait être l’occasion d’informer, de mobiliser pour lancer une dynamique, objectif atteint ! Nous avons rencontrés un grand nombre de responsables, de personnalités locales, d’habitants de Skoura. Néanmoins, il faut être prudent, lancer une dynamique est une chose, maintenir sa trajectoire en est une autre… Nos rencontres ont été positives et prometteuses. Les responsables locaux soutiennent l’initiative mais cela ne fait pas un projet. Il nous faut désormais prendre en compte tous les acteurs clés, n’oublier personne, et solidifier les relations. Le fait de travailler en équipe mixte (franco-marocaine, homme/femme, mixité des compétences) est une force pour dépasser la barrière de langue, prendre en compte les différences culturelles et surmonter la complexité des rapports entre l’économie locale et le développement d’un territoire. Ce sont les rencontres autour du thé qui sont les plus productives. Certaines sont plus atypiques, telle la visite d’un prêtre en ermitage et de son loup de compagnie ou les échanges informels pendant le match au terrain de football communal. Enfin, ce sont véritablement la richesse et la diversité qui forment le point commun de toutes nos rencontres !