Du 19 au 27 avril, huit étudiants ont organisé une semaine d’activités au profit des enfants de la rue à Marrakech

EnfantRue1 EnfantRue2

Entre les ateliers de soutien scolaire, les activités sportives et récréatives, la sensibilisation à la collecte des déchets, la création d’un mur végétal, et le partage d’expériences autour de la cuisine, nos huit étudiants ont su faire preuve d’une belle capacité d’initiative et d’imagination

Le lieu est singulier. L’association Al Karam accompagne soixante enfants, au passé lourd, retirés de leur famille. Certains ont vécu dans la rue. La planification des activités, dès notre arrivée, offre une large place aux expertises de nos jeunes, en découpant la journée en trois temps :

Le matin est plutôt réservé aux ateliers de soutien scolaire et l’animation du jardin d’enfants. L’après-midi, plusieurs animations sont organisées. Le créneau 18 – 19 heures est un temps de transition vers la soirée. Le déjeuner et le goûter deviennent des temps partagés avec les enfants et le personnel de l’association.

Le bilan de cette semaine avec l’association Al Karam, pour les enfants en grande difficulté est largement positif. Ce bilan réalisé avec les responsables de la structure montre comment un tel projet peut fédérer, bousculer, provoquer et animer de la motivation et de l’enthousiasme chez chacun. Enthousiasme quant à l’accueil réservé au groupe par la structure. Cet accueil a permis de mettre à l’aise tout le monde. Cette simplicité est d’ailleurs nécessaire si on veut fonctionner sereinement. La barrière de la langue, l’extrême souplesse de l’organisation invitent à être « zen » pour faire preuve d’adaptation à chaque instant. Peu importe, puisque la bonne humeur permanente efface les couacs de communication. C’est vrai, c’est le Maroc !

Enthousiasme également quant aux activités animées avec les enfants. Ils sont réceptifs, dynamiques, bons joueurs, mais aussi très vifs dans leurs réactions. L’animation des activités a permis d’analyser les leviers de motivation. Mais leur organisation a montré des limites en particulier sur les horaires de fin de journée. Avec les enfants, il faut apprendre à se poser. Le créneau 18 – 19 heures doit être réservé à des activités calmes qui tiennent compte de la fatigue des enfants, pour mieux accueillir la fin de la journée. Les activités de soutien scolaire ont permis de mesurer la difficulté d’organiser une séquence d’apprentissage cohérente compte tenu de la diversité des âges et des niveaux. Là aussi, il faut preuve d’adaptation.

Semaine dense, semaine riche, semaine enthousiaste pour tous dans la rencontre et l’ouverture à l’autre. Nos huit étudiants ont été performants, très flexibles pour s’adapter à un environnement où on a l’impression d’être toujours en décalage. La rencontre avec les enfants laissera une forte empreinte dans le cœur de chacun. Elle initie une belle ouverture d’esprit, pour les étudiants comme pour les enfants. Le départ était chargé d’émotion. L’expérience ne doit pas s’arrêter là. Il faut la poursuivre avec d’autres étudiants. Des initiatives sont discutées.

L’idée d’accompagner les professionnels dans leurs expertises est évoquée. C’est un autre chantier qui exige les relais de centres de formation. Une chose est sûre, cette expérience, pour lui donner tout son sens, doit s’inscrire dans la durée. Il nous revient, à nous tous, de trouver les moyens de la poursuivre.

Retour en photos

SoutienScolaireSports PeintureMurVégétal DanseBretonne

(1e photo : activités de soutien scolaire, 2e photos : Sports,
3e photo : peinture, 4e photo : Mur végétal,
5e photo : Danse bretonne)